Des « fausses bonnes idées », il en circule dans tous les secteurs d’activité. Entendez par là des postulats que personne ne remet en question bien qu’ils s’avèrent en réalité inopérants. Par exemple, qu’un.e bon.ne mathématicien.ne fait forcément un.e bon.ne professeur.e de maths. Ou qu’un.e community manager doit toujours être un.e millenial. Pourquoi « toujours » ? Non, sûrement pas !

Eh bien, en matière de réalisation de rapports annuels d’activité, il existe une fausse bonne idée : celle que son écriture doit être prise en charge par un.e rédacteur.rice unique. C’est-à-dire une plume qui assumera à elle seule 100 % du process lié au conseil éditorial, à la réalisation des interviews et à la rédaction des textes.

Chevronné.e ET disponible ? Un oxymore

Osons l’affirmer : dès lors qu’il faut switcher de la théorie à la pratique, cet axiome ne passe pas la rampe. En tout état de cause, dans le cas de rapports d’activité de taille conséquente. La raison ? D’une part, le.la rédacteur.rice d’un rapport annuel doit nécessairement être expérimenté.e. C’est-à-dire en capacité d’intégrer la stratégie globale de l’entreprise, réaliser des interviews de haut niveau (board, Codir) et élaborer un storytelling efficace. De l’autre, il.elle doit aussi être disponible car la durée de réalisation d’un rapport d’activité est quasiment celle d’un trimestre. Et un trimestre de travail à plein temps. On en arrive à un oxymore : chevronné.e-disponible. Dans le monde réel, ce profil n’existe pas. Si le.la rédacteur.rice a fait ses preuves, maîtrise du bout des doigts les problématiques stratégiques, sait parler d’égal à égal à des CEO, alors il.elle est forcément demandé.e. Voire on se l’arrache. Comment peut-il.elle dans ce cas se rendre disponible trois mois à plein temps pour un.e seul.e donneur.euse d’ordre ?

Croire à cette belle histoire n’est pas sans risque. Surgit toujours l’instant fatal — au moment le plus tendu du rétroplanning — où ça coince. Avec les conséquences que l’on imagine sur le niveau de stress de chaque maillon de la chaîne éditoriale ! Le petit monde des rapports d’activité bruisse d’anecdotes à ce sujet…

Plus intelligent.e.s à plusieurs

La constitution d’une équipe de concepteur.rice.s-rédacteur.rice.s est aujourd’hui une réponse bien plus satisfaisante. Tout d’abord parce qu’elle règle définitivement ce problème de disponibilité. Mais pas seulement. La création de ce team — 3 ou 4 concepteur.rice.s-rédacteur.rice.s — illustre une vérité simple : on est toujours plus intelligent.e.s à plusieurs. Un paradigme précieux face au monde complexe dans lequel vit tout acteur économique désormais. Ainsi, l’équipe de concepteur.rice.s-rédacteur.rice.s va pouvoir appréhender non pas la réalité mais les réalités de l’entreprise. De surcroît, il ne s’agira plus d’être un.e spécialiste du secteur d’activité mais plutôt que l’équipe additionne des compétences transverses toutes utiles à l’élaboration du document. À l’heure où les rapports RSE sont désormais intégrés au rapport annuel, par exemple, il peut être pertinent que le.la rédacteur.rice chargé.e de cette partie soit un.e expert.e des questions de responsabilité.

Par ailleurs, on entend souvent affirmer que le.la prestataire en écriture doit connaître finement les arcanes de l’entreprise dont il.elle rédige le rapport. Cette affirmation ne semble pas fondée. Tout l’intérêt d’avoir recours à une plume extérieure tient précisément à sa vision détachée, ouverte, à sa capacité à mettre en perspective l’entreprise avec le monde qui l’entoure.

Une plus grande richesse narrative

La constitution d’une équipe plurielle sans historique spécifique avec l’annonceur vient au contraire apporter son regard extérieur, sa fraîcheur. Elle génère aussi une plus grande diversité de style. Un atout essentiel lorsque l’on veut séduire un lectorat aussi furtif que celui d’un rapport annuel. En presse, imagine-t-on un magazine écrit par une seule personne ? Le rapport annuel « magazine » se rédige à plusieurs pour varier les angles d’attaque, les modes narratifs et cultiver toute la richesse d’un rubricage.

Chez Madras Editing, toutes ces observations sont basées sur une longue pratique du rapport annuel. Pour donner plus d’efficacité à ce modèle de rédacteur.rice.s multiples, que nous avons expérimenté de nombreuses fois avec succès, il est nécessaire de nommer pour cette aventure de trois mois un.e directeur.rice éditorial.e. C’est lui.elle qui coordonnera les différentes plumes, tout en faisant le lien avec la direction artistique et en se positionnant comme l’interlocuteur.rice unique du.de la client.e. Ce mode d’organisation éditoriale riche et panaché est celui qu’une agence de contenu comme la nôtre est en capacité de proposer. En amont c’est plus de coordination, certes, mais que de temps gagné en aval. Avec des délais respectés, sans stress. Une vraie bonne idée.

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